Les accords que j’ai pris avec moi-même inconsciemment (1/4)

Cette article est le premier de ma série d’articles sur le livre des « Quatre Accords Toltèques, la voie de la liberté » de Don Miquel Ruiez et fait suite à ma lecture de celui-ci. 

Pendant ma quête de sens, j’ai passé beaucoup de temps à lire pour apprendre et m’ouvrir le plus possible. J’espérais par là trouver des échappatoires, des apprentissages qui pourraient m’aider dans ma recherche du moi. Le premier livre sur lequel s’est porté mon intérêt a été celui des « Quatre accords toltèques, la voie de la liberté personnelle » de Don Miguel Ruiz. C’est après une rencontre avec la mort au début des années 1970 qu’il s’est consacré à la maîtrise de la sagesse ancestrale. J’avais entendu parler de ce livre, me donnant alors envie de m’y plonger, un premier pas vers le voyage que j’ai entrepris.

Dès les premières pages, on nous parle du monde personnel que nous créons, de notre propre univers et de la révolution qui se joue à l’intérieur de chacun de nous. J’ai compris que ce livre m’apporterait beaucoup tant il correspondait à ce que je ressentais à l’intérieur de moi depuis quelques temps. Ce vide immense qui faisait partie de moi ne demandant qu’à vivre, qu’à s’épanouir et surtout se libérer de la prison dans laquelle je l’avais enfermé toutes ces années. Il fallait donc que j’enclenche une transformation, et les Quatre Accords Toltèques m’ont permis de comprendre déjà beaucoup.
Le fait de modifier notre propre univers nous ferait gagner en paix intérieure, un changement à titre personnel d’abord. Don Miguel Ruiz nous amène à voir que notre façon de nous aimer nous-même ne correspond pas à l’amour véritable. Le but étant de nous ramener à ce que nous sommes vraiment au fond de nous et donc à notre amour véritable. Non seulement, agir pour nous-même nous amènerait au bonheur mais il permettrait de se propager autour de nous, près de nos proches et de les inciter à trouver leur propre bonheur également.

Nous apprenons à nous aimer nous-même à certaines conditions, selon nos propres peurs et croyances qui vont avec. L’auteur nous parle d’un « miroir de fumée » qu’il explique comme représentant la matière et notre mental. La matière (la vie sur terre, nos actions, nos relations etc.) symbolisant le miroir et la fumée pour notre mental, notre égo, nos croyances et nos peurs…

Il nous enseigne que la matière est un miroir et que c’est la fumée entre les miroirs qui nous empêchent de savoir qui nous sommes.

Une phrase qui m’a marqué et qui m’a fait me rendre compte que j’avais bâtis mes croyances sur mes propres peurs et que mon égo était là à chaque fois pour me le rappeler. Mais finalement que ce n’était pas forcément mes propres peurs et que cela faisait partie d’un grand tout. Nos peurs ont été fondé selon les croyances des autres, nous ne sommes pas nés en ayant peur de ne pas trouver de travail, nous ne sommes pas nés en ayant peur de ne pas trouver la bonne personne. Nous sommes nés en nous faisant croire que trouver du travail nous ferait accéder au bonheur, autant que trouver la bonne personne. Ce ne sont que des exemples évidemment, il y en a tellement d’autres.
Pour illustrer cette idée, Don Miguel Ruiz nous parle « du rêve de la planète, qui est un rêve collectif résultant des milliards de rêves personnels plus petits qui, ensembles, forment le rêve d’une famille, d’une communauté, d’une ville ou d’un pays et finalement celui de toute l’humanité ».
Ce rêve comprend alors toutes les croyances de notre société via les règles, les lois, les religions, les différentes cultures et modes de vie, les gouvernements, les écoles, les évènements sociaux etc… Pour nous enseigner comment rêver ce rêve selon les croyances collectives, on se sert de « personnes de pouvoir » (papa, maman, écoles et religion), comme pour nous former vers une seule et unique vision du bonheur et de la vie à vivre pour y accéder. On nous a appris comment nous comporter, comment croire ou ne pas croire, on nous a enseigné ce qui est acceptable ou ce qui ne l’est pas, ce qui est bon ou mauvais, beau ou laid, juste ou faux. Tout était déjà là, nous n’avons donc pas pu choisir ce à quoi nous voulions croire. On a donné notre accord aux croyances collectives dès notre naissance et on s’est laissé guider sans remettre celles-ci en question.

Ce « rêve collectif », comme l’appelle l’auteur, est transmis à notre rêve interne et construit alors tout notre système de croyances. J’en reviens donc à ce vide que j’ai ressenti et aux premières remises en question vécues. J’avais trouvé un poste dans lequel j’aurai pu m’épanouir. Et pourquoi je n’étais pas épanouie? Parce qu’on m’a enseigné que cela faisait partie du chemin vers le bonheur mais pas vers mon propre bonheur. Je n’étais pas épanouie car ce n’était pas mon propre rêve. On m’a enseigné le rêve collectif mais on ne m’a jamais incité à trouver mon propre rêve, celui qui me ferait vibrer. Évidemment c’est un cheminement qui m’est propre, vous trouverez peut-être votre bonheur dans les croyances collectives parce qu’elles vous appartiendront aussi mais peut-être qu’un jour vous ressentirez un vide au loin. Une sensation que vous comprendrez pas et qui vous appellera pour que vous puissiez la combler. À ce moment précis, il sera peut-être temps d’accepter cette invitation à vous écouter profondément en mettant de côté ce qu’on vous a toujours appris. Simplement vous écouter vous et construire votre propre rêve.

Aujourd’hui, ce qui change à mes yeux c’est de quel point de vue je regarde les choses. Avant cette remise en question, je prenais d’abord en compte le rêve de la société (que je pensais être le mien également) pour ensuite construire un semblant du mien. Désormais, je prends d’abord en considération mes rêves profonds que je tente d’entreposer dans ceux de la société. Dans mes projets de vie, les contraintes étaient mes propres rêves alors que maintenant ce sont celles de la société.
Évidemment, il me sera difficile de faire une croix sur toutes les croyances apprises depuis mon plus jeune âge puisqu’elles sont ancrées en moi mais aussi dans tout ce qui m’entoure et dans le monde dans lequel je vis. Je ne peux pas aller à l’encontre de toutes les croyances, je ne le veux pas même car certaines me semblent justes et résonnent encore en moi à l’heure actuelle. Une part de mon bonheur fait partie de ce qu’on m’a enseigné mais je le vois d’un autre oeil, d’un autre point de vue. Je fais en sorte de m’écouter et de me laisser la chance de donner vie à mes propres rêves avant d’agir uniquement en fonction des croyances de mon monde et de ses contraintes.

J’ai appris par dessus tout grâce à cette lecture et à mon expérience que j’ai été guidé par ma peur de ne pas être acceptée de ce monde. J’ai appris en m’efforçant de satisfaire les besoins des autres, à vivre en fonction d’eux. Et par ce fait, je me suis déshonorée à chaque fois que je ne m’écoutais pas. Je n’ai plus besoin de prétendre à une perfection collective à laquelle il m’est impossible de me conformer. Personne ne m’a maltraité autant que moi-même. Maintenant que j’ai pris conscience de ma différence et de mes propres aspirations, j’espère continuer mon cheminement pour rompre les différents accords qui se trouvent encore en moi, ancrés et fondés sur mes peurs, de faire le tri ce qui me semble résonner en moi ou non…

Retrouvez prochainement sur le blog le prochain article de cette série dans lequel j’écrirai sur le premier des quatre accords… À très vite 🙂

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